Les bases génétiques de l’intelligence et du niveau de diplôme des personnes : quelles implications en termes de santé publique?

L’intelligence humaine, telle qu’elle est définie la plupart du temps depuis les théories et tests proposés par Alfred Binet, Théodore Simon en France, puis David Wechsler aux Etats-Unis, c’est à dire par des capacités cognitives telles que la mémoire, le raisonnement, la compréhension ou les compétences quantitatives, est prédictive de la scolarité et du niveau de diplôme atteint par les personnes (1, 2). De nombreux facteurs influent sur ce trait à l’échelle individuelle et collective. Si la recherche de facteurs héréditaires liés à l’intelligence remonte au 19ème siècle et aux travaux de Francis Galton qui cherchait à identifier les déterminants d’une intelligence hors normes (3), elle a pris un élan nouveau au cours des dernières années avec la mise à disposition d’outils de criblage génétique et d’analyses statistiques extrêmement puissants.

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Réduire les inégalités de santé chez les personnes LGBTI, le projet Européen « Health4LGBTI »

Les inégalités sociales de santé se réfèrent aux différences en santé, injustes et dues à la situation sociale, qui pourraient être traitées par des politiques publiques. Ces inégalités touchent particulièrement les personnes LGBTI (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s, Trans, et Intersexes) à travers les normes culturelles et sociales discriminatoires, et la stigmatisation. Pour ces raisons, l’Europe a lancé le projet « Health4LGBTI » afin de mieux comprendre et de réduire ces inégalités.

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Automédication : quels sont les enjeux ?

L’automédication, source potentielle d’économie pour la sécurité sociale, pose des problèmes de santé, du fait des risques qu’elle implique et invite à  poser la question de l’autonomie des malades.

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Automédication : qui sont les personnes qui la pratiquent ?

L’automédication, c’est-à-dire le fait de prendre des médicaments sans prescription, est-elle fréquente ? Quelles sont les caractéristiques socio-démographiques, mais aussi les comportements et les croyances des personnes qui ont recours à l’automédication ? En France, alors que l’usage de médicaments est très élevé au sein de la population – avec ou sans prescription – on connaît mal les caractéristiques des personnes qui pratiquent l’automédication. Or, une meilleure compréhension des facteurs associés à l’automédication est essentielle pour en évaluer l’impact sur la santé de la population.

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Automédication : de quoi parle-t-on ?

Le mot « automédication » n’a pas la même signification selon qu’on parle des risques de santé liés à l’automédication ou du marché de l’automédication. Il recouvre en effet des réalités diverses avec des problématiques spécifiques. Nous vous proposons de décortiquer quelques définitions de l’automédication, et de les mettre en lien avec différents articles publiés sur internet et dans la presse générale.

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Peut-on parler d’une « héritabilité » ou origine génétique d’un comportement ?

Les études d’héritabilité visent à quantifier la part des facteurs génétiques dans la variation des traits phénotypiques (caractéristiques visibles de l’organisme). Avant que le génome soit directement étudiable, l’héritabilité était estimée par des études familiales, de jumeaux, ou d’enfants adoptés qui ont permis de mettre en évidence la cause génétique de certaines maladies mono-géniques rares comme la maladie de Huntington ou la mucoviscidose. En revanche, ces études sont mal adaptées pour étudier des maladies multifactorielles où plusieurs gènes peuvent être impliqués et le sont encore moins quand il existe des facteurs environnementaux et de probables interactions entre gènes et environnement, ce qui est souvent le cas en épidémiologie sociale.

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