Inégalités sociales et Covid-19

Que sait-on des inégalités sociales vis-à-vis de l’infection à Covid-19 ? Un article dans Mediapart et une tribune dans Libération écrits par des chercheurs de l’équipe ERES indiquent que les données permettant de mesurer les inégalités sociales vis-à-vis de l’infection à Covid-19 sont très rares. Pourtant, en cas d’épidémie, les inégalités sociales de mortalité et santé sont majeures, les populations les plus défavorisées étant celles qui souvent n’ont pas les moyens matériels, sociaux et financier de se protéger, se soigner, ou de limiter les conséquences de la maladie. Ces deux articles indiquent l’urgence de renseigner et de mesurer ces inégalités. Vous les trouverez ci-dessous.

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Pratiques d’allaitement chez les femmes sans domicile en Ile-de-France : influence des facteurs liés à la migration

L’allaitement exclusif réduirait le risque de survenue de certaines maladies chez l’enfant, mais aussi celui de mort subite du nourrisson. Si de nombreux facteurs sociaux-culturels ont été identifiés comme influençant les pratiques d’allaitement dans la population générale, on connait peu ces facteurs dans les populations en situation de grande précarité. Dans cet article, nous présentons les résultats d’une étude de l’influence du pays de naissance de la mère et du contexte de naissance de l’enfant sur les pratiques d’allaitement chez des femmes sans domicile hébergées en Ile-de-France. Nous discuterons également de l’intérêt d’une promotion de l’allaitement dans cette population.

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L’intimidation en milieu scolaire augmente le risque de développer des problèmes de santé mentale et vice versa

Une nouvelle étude publiée dans ‘Journal of Adolescent Health’ suggère qu’il existe une relation à double sens entre la perpétration de l’intimidation en milieu scolaire (aussi appelée harcèlement scolaire) et les problèmes de santé mentale chez les jeunes. La perpétration d’intimidation augmenterait le risque de développer des problèmes de comportement intériorisés – tel que la dépression, l’anxiété, le retrait social – et présenter ces problèmes augmenterait la probabilité d’intimider les autres. Alors que les précédentes recherches se sont concentrées sur les causes et les conséquences pour les victimes d’intimidation, il s’agit de la première étude à explorer de manière approfondie la séquence temporelle entre la perpétration de l’intimidation et les problèmes de santé mentale.

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La loi Jardé en 4 minutes

La réglementation de la recherche biomédicale n’a cessé d’être modifiée au cours de ces dernières années. Cette réglementation est nécessaire pour garantir la protection des personnes participant à la recherche biomédicale. La loi Jardé, votée en 2012, a pour objectif de simplifier le cadre juridique en adaptant les réglementations en fonction des risques encourus pour les personnes participant à ces recherches. Vous trouverez ci-joint une brève explication de cette nouvelle loi. 

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Le Recours à l’Aide Médicale d’Etat des personnes en situation irrégulière en France : premiers enseignements de l’enquête Premiers pas

Le 27 novembre, l’équipe de l’IRDES1 (Institut de Recherche en Economie de la Santé) a présenté les premiers résultats de l’enquête Premiers pas qui visait à étudier le parcours d’accès aux droits et de recours aux soins des étrangers en situation irrégulière en France y résidant de manière ininterrompue depuis plus de 3 mois. Dans cet article, nous rapportons2 leurs premiers enseignements de cette enquête inédite.

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Pour réduire les risques de psychose, améliorons les conditions d’accueil des migrants – Tribune au « Monde »

« Seule l’amélioration des conditions d’accueil, c’est-à-dire l’accès rapide à un statut administratif, un logement stable, des cours de langue, une formation et un emploi, offre l’espoir de diminuer le risque de psychose chez des migrants » indiquent dans une tribune au « Monde » deux chercheuses, Andrea Tortelli, psychiatre au GHU Paris et Maria Melchior, épidémiologiste à l’Inserm. Elles rappellent que bien que « le risque de troubles psychiatriques est deux à trois fois plus élevé chez les migrants que dans le reste de la population […] les migrants sont plus souvent hospitalisés que soignés en ambulatoire, ce qui indique une prise en charge dans un état de crise. Ils ont également une probabilité plus élevée d’être hospitalisés sous contrainte. Les personnes migrantes soignées en psychiatrie publique sont quatre fois plus souvent sans abri, n’ont pas de ressources économiques et sont huit fois plus souvent dans une situation d’absence de droits à la sécurité sociale.

Article issu d’une Tribune au Monde à lire en entier ici

Dépression du postpartum : les pères aussi sont concernés … et pourtant trop souvent oubliés

Le fait qu’une mère ayant récemment accouché, puisse faire face à une dépression est bien relaté dans la littérature scientifique et connu du grand public. Il est estimé qu’entre 5 et 25% des mères souffrent de dépression postpartum. Les conséquences d’une dépression postpartum sur les relations mère-enfant et sur le développement de l’enfant à court, moyen et long terme ont largement été étudiées. Depuis une vingtaine d’années, quelques études majoritairement anglo-saxonnes et scandinaves, tendent à montrer que les pères  peuvent aussi être affectés par une dépression après la naissance de leur enfant. Cette dépression affecte le développement cognitif, émotionnel et comportemental de l’enfant, indépendamment des symptômes dépressifs maternels.

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Les inégalités sociales de santé ne sont pas seulement une affaire de comportement individuel. L’exemple du cancer du poumon chez les hommes

Les personnes ayant une situation sociale défavorisée ont plus de risque d’avoir une moins bonne santé. De nombreuses études ont montré que cette situation s’expliquait en partie par des comportements individuels moins favorables à la santé (consommations de tabac et d’alcool plus élevées, plus de surpoids et d’obésité, activité physique moins importante, consommation de fruits et de légumes plus faible, etc.). Toutefois des facteurs ne relevant pas des comportements individuels tels que les conditions de travail contribuent aussi de façon importante à ces inégalités de santé. Nous allons illustrer cette question avec l’exemple du cancer du poumon chez les hommes.

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Santé des immigrés : quand les difficultés d’installation détériorent l’état de santé. Exemple de la population immigrée d’Afrique subsaharienne.

Alors que l’accueil des réfugiés devient un enjeu crucial en Europe depuis la dite « crise migratoire » de l’été 2015, le processus d’installation des immigrés est peu renseigné, notamment parce qu’on manque de données longitudinales sur cette question. Les études disponibles portent soit sur la thématique de l’intégration sur le marché du travail ou sur des sous-groupes de population (par exemple bénéficiaires d’un titre de séjour, cf. par exemple l’enquête ELIPA). A partir des données de l’enquête ANRS Parcours, nous avons pu observer le processus d’installation des immigrés d’Afrique subsaharienne à leur arrivée et le mettre en lien avec leur état de santé.

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