Le rôle du tabagisme maternel pendant la grossesse dans les inégalités sociales de petit poids de naissance

Environ 5 à 8% des enfants issus d’une grossesse simple naissent avec un petit poids de naissance dans les pays occidentaux, soit avec un poids inférieur à 2500 grammes. (1) Le fait de naître avec un petit poids de naissance augmente le risque de mortalité infantile ainsi que le risque d’un retard de développement et d’une santé fragilisée au cours de la vie. (2) Avoir une situation socioéconomique défavorable fait partie des facteurs augmentant le risque de naître avec un petit poids de naissance. Cela pourrait s’expliquer par des différences de comportements de santé, d’accès aux soins et de connaissances en matière de santé (« health literacy »). Parmi les comportements de santé associés à une situation socioéconomique défavorable, on retrouve le tabagisme, qui a de nombreux effets négatifs sur la santé périnatale.

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Le lien entre le mode de garde et la survenue de symptômes de troubles du comportement chez les enfants.

Nous avions précédemment montré que les parents socio-économiquement défavorisés utilisaient surtout des modes de garde informels (parents, grands-parents, voisins), ne pouvant accéder financièrement aux moyens de garde formels. Cet article étudie le risque de survenue des symptômes de troubles du comportement chez les enfants en fonction de leur mode de garde.

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Community-based participatory research : where research meets the field

During my internship, I am working on a project aiming to identify the social network of injecting drug users (IDUs) consuming in the presence of other IDUs in order to better understand hepatitis C virus (HCV) and HIV transmission patterns between IDUs. Understanding transmission patterns can help improving harm reduction (HR) strategies. Focusing on a very specific community for this project got me interested in the way this kind of research can be put in place, and how the objectives and research questions are defined. I learned about Community based research (CR), a particular way of doing research involving equitably “community members, organizational representatives and researchers in all aspects of the research process” [1]. CR can help defining relevant objectives and facilitate the implementation of the research project but also has its challenges.

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Les bases génétiques de l’intelligence et du niveau de diplôme des personnes : quelles implications en termes de santé publique?

L’intelligence humaine, telle qu’elle est définie la plupart du temps depuis les théories et tests proposés par Alfred Binet, Théodore Simon en France, puis David Wechsler aux Etats-Unis, c’est à dire par des capacités cognitives telles que la mémoire, le raisonnement, la compréhension ou les compétences quantitatives, est prédictive de la scolarité et du niveau de diplôme atteint par les personnes (1, 2). De nombreux facteurs influent sur ce trait à l’échelle individuelle et collective. Si la recherche de facteurs héréditaires liés à l’intelligence remonte au 19ème siècle et aux travaux de Francis Galton qui cherchait à identifier les déterminants d’une intelligence hors normes (3), elle a pris un élan nouveau au cours des dernières années avec la mise à disposition d’outils de criblage génétique et d’analyses statistiques extrêmement puissants.

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Enfin la décrue !!! Après une amorce de diminution observée ces dernières années, l’année 2017 a vu un taux de consommation de tabac, d’alcool et de cannabis parmi le plus bas, chez les jeunes français, depuis 2000

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Début février, les résultats de l’étude ESCAPAD 2017 (Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation à la Défense), ont été publiés [1], indiquant des taux de tabagisme, de consommation d’alcool et de cannabis encore jamais observés depuis 2000. Il s’agit de la 9ème vague d’enquête réalisée en mars 2017 chez 46054 jeunes de 17 ans participant à la journée défense et citoyenneté. Grâce à son caractère répétitif, tous les 3 ans au mois de mars, cette étude permet d’analyser les évolutions de consommation des principaux psychotropes consommés par les jeunes en France.

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Réduire les inégalités de santé chez les personnes LGBTI, le projet Européen « Health4LGBTI »

Les inégalités sociales de santé se réfèrent aux différences en santé, injustes et dues à la situation sociale, qui pourraient être traitées par des politiques publiques. Ces inégalités touchent particulièrement les personnes LGBTI (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s, Trans, et Intersexes) à travers les normes culturelles et sociales discriminatoires, et la stigmatisation. Pour ces raisons, l’Europe a lancé le projet « Health4LGBTI » afin de mieux comprendre et de réduire ces inégalités.

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Les expositions environnementales contribuent-elles aux inégalités sociales de santé ?

Malgré une amélioration générale de l’état de santé des populations, les individus ne demeurent pas égaux devant la mort et la maladie. Des inégalités de santé existent entre différentes catégories sociales et tendent à s’accroître. Depuis quelques années, les expositions environnementales sont rapportées comme facteurs susceptibles d’expliquer une partie des inégalités sociales de santé suivant deux mécanismes :

  • un différentiel d’exposition : les populations socialement défavorisées seraient plus exposées à certains polluants et/ou à un nombre de polluants plus importants car les sources de pollution ne seraient pas équitablement réparties sur le territoire, et/ou,

  • un différentiel de vulnérabilité : les populations défavorisées seraient plus fragiles et plus vulnérables aux nuisances environnementales à cause de leur condition de vie. Ainsi, à niveau d’exposition identique, les populations plus défavorisées (ou résidant dans des quartiers plus défavorisés) auraient des effets sanitaires plus fréquents, voire plus graves.

C’est précisément dans ce contexte, que la question de la contribution des expositions environnementales aux inégalités sociales de santé s’est posée et constitue depuis plusieurs années un enjeu majeur de santé publique.

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